Archives pour juin 2008

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Furansujin-tachi !

16 juin 2008

Bonjour à tous ! Un peu de retard pour ce nouvel article, mais ma semaine a été chargée. Alors je vais tout de suite couper court à l’impatience grandissante de vous autres, amis lecteurs, en vous révélant la signification d ce titre : “Les Français !”. Je peux même vous décomposer les mots afin de mieux expliquer : “Furansu” veut tout simplement dire “France” (prononcez à voix haute “Fu-ranne-su”, vous verrez), “jin” est l’habitant, et le suffixe “tachi” permet de définir la notion de “plusieurs”.

Après cette brillante introduction, il convient de planter le décors de façon plus précise : un week-end entre Français de Grenoble, vite rejoints par d’autres joyeux lurons expatriés. Une petite photo de groupe ?

Donc tous ces braves gens (moi y compris) sont des élèves de Polytech’Grenoble venus soit faire un stage, soit étudier au Japon. Vous noterez également la présence de Brice, des relations internationales (voir le précédent article). On s’est tous retrouvés samedi donc à Asakusa, un fort beau quartier de Tokyo, très touristique. De biens jolis monuments et rues de boutiques de souvenirs nous accueillent alors que nous nous engageons vers le célèbre temple trônant au centre de ce bel endroit. Photos !

Voilà maintenant le temple, qui impose le respect. À noter que l’architecture est plus proche du Chinois que du Japonais, car le bois est recouvert de cette peinture rouge typique des Chinois (aucun rapport avec le communisme cependant). Les temples japonais typiques sont sans peinture, reportez-vous à l’article sur Yoyogi pour voir les photos d’un tel temple. Mais je m’égare, et oublie de poster les photos :

Après cette belle balade, nous sommes allés faire quelques emplettes à Akihabara (la ville électrique, là où on peut trouver à peu près TOUT en matière d’électronique… Oui oui, Nicolas, même une résistance toute bête) et puis on a fini la soirée à Shibuya, dans un magnifique Izakaya. Jugez-en par vous-même :

On a rejoint des copains de Julien (bon lui vous commencez à le connaitre) et on s’est tous installés dans une belle petite pièce afin de déguster un repas bien mérité (et des boissons aussi, à base de saké chaud) :

Allez, on finit par une petite photo de groupe, à la japonaise :

Le lendemain, après une nuit assez courte, rendez-vous avec Brice, Julien, et Etienne et sa femme à Odaiba. Alors, pour expliquer un peu, Etienne travaille à l’ambassade de France, et faisait partie des relations internationales de Polytech. Il vit depuis deux ans maintenant au Japon, avec sa petite famille. Maintenant, Odaiba. Encore un autre quartier de Tokyo ? Hum, c’est plus compliqué que ça. En fait, non, c’est très simple : c’est une île artificielle située dans la baie de Tokyo !

Après un petit trajet dans un train monorail (la classe), nous voilà arrivés à Odaiba… En plein milieu d’un grand prix de Drift !

Le drift, comme vous avez pu le constater, met en scène des voitures. Mais que font-elles, ces voitures, sur une piste aussi courte ? Hé bien, le principe du drift, c’est de faire des dérapages dans des virages, le tout joliment exécuté, je vous prie. Bref, ça a beaucoup de succès ici mais en France pas trop…

En continuant notre petite promenade, nous voilà nez-à-nez avec… la statue de la liberté !

Il s’agit en réalité d’un cadeau que la France a faite au Japon, d’ailleurs si vous ne me croyez pas, c’est écrit là :

Chemin faisant, nous voilà devant un magasin pour le moins étrange… Je vous laisse regarder la photo pour que vous puissiez deviner de quoi il s’agit :

Non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien d’une boutique… de location de chien ! Une heure pour 5000 yen, si mes souvenirs sont bons. Et le pire, c’est que ça fait fureur ! C’est pas énorme, ça ? Allez, deux petites photos de l’intérieur de la boutique :

Mais nos surprise ne s’arrêtent pas là. Un autre établissement se dresse fièrement devant nous, nous proposant d’acheter ses magnifiques… scarabées géants vivants. WTF ?! Une vidéo pour vous montrer ça !

“Mais que peuvent-ils bien en faire ?!” vous empressez-vous de me demander. Hé bien, c’est simple, ils les utilisent comme des Pokemon et les font se battre entre eux. C’est pas des blagues ! Voilà d’ailleurs le classement des meilleurs “athlètes” achetés dans ce magasin, avec, je le suppose, ces mêmes athlètes punaisés juste en dessous…

“Kabuto, attaque corne !”

Bref, après toutes ces émotions, on s’installe à la terrasse d’un café. Mais voilà, pas une minute de répit, quelque chose vient encore titiller notre attention. Il ne s’agit ni plus ni moins d’un Japonais se baladant avec une poussette contenant… 9 chiens (on aura compris qu’ils aiment les chiens, quand ils ne les louent pas ils les achètent par lot). C’était tellement ouf qu’on a demandé à se prendre en photo avec. Le monsieur a bien voulu, je vous livre donc ce bijou digne de 30 millions d’amis :

Les plus tatillons me feront sûrement remarquer qu’on ne voit pas 9 chiens, en fait les autres sont sous la poussette… Et pour les plus comiques, non, le gros du milieu n’est pas un chien, c’est moi. Pas la peine de faire la blague donc.

Il est temps de rentrer maintenant, mais faisons fi du monorail et empruntons la voie fluviale ! En un mot comme en cent, tous à bord !

Je terminerai donc cet article avec quelques photos prises à bord du bateau, où l’on peut voir quelques belles vues de Tokyo, ainsi que la Tokyo Tower et un rigolo bâtiment (siège de la bière à Tokyo).

J’espère que je vous aurais bien fait voyager !

Petit bonus pour la fin, dédié à mes camarades informaticiens. Vous êtes-vous déjà demandé si on pouvait écrire des caractères non occidentaux dans, par exemple, du code Java ? Voilà la réponse, avec cette magnifique classe Henshin (変身) :

Allez, bonne semaine à tous !

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Hého, hého, on rentre du boulot !

1 juin 2008

Bonjour à tous !

Ça fait un petit bout de temps que je n’avais pas mis d’article sur ce blog, je vais me rattraper aujourd’hui. Pour commencer, il faut que je vous dise qu’un département de l’entreprise où j’effectue mon stage (Ricoh) va changer d’immeuble, donc plusieurs personnes vont s’en aller. Ainsi, mardi soir dernier, ce fût l’occasion pour tous ceux de mon étage de se retrouver pour une “farewell party”, une petite fête d’adieu pour les non anglophones.

Alors donc, mardi soir à 18h10, on se retrouve tous en bas de l’immeuble :

Et on se met en chemin vers un Izakaya. Qu’est-ce qu’un Izakaya, allez-vous me demander, les yeux déjà pétillants de curiosité nippone. Hé bien (spécial dédicace à Guillaume R) c’est l’équivalent d’une brasserie, on y boit et on y mange. L’intérieur était très typé japonais typique, on quitte ses chaussures bien évidemment avant de s’installer à nos tables. Voilà quelques clichés qui vont vous donner une idée de ce bel établissement (merci à Frédéric pour la figuration) :

Nous sommes entourés par nos collègues de Ricoh, qui sont très sympathiques. On a passé la soirée à s’expliquer nos coutumes respectives, et à s’apprendre des mots de vocabulaire dans nos langues respectives itou. Je n’ai malheureusement pas bien noté les noms de tous nos amis de la soirée (déjà que j’ai du mal à retenir les noms français, ça risque pas de s’arranger ici), mais voilà quelques bouilles bien enjouées ma foi :

Le monsieur qui semble fermer les yeux sur la photo de droite est en réalité aveugle, et travaille dans un bureau à côté du mien. Il se sert d’un ordinateur, mais bien sûr il n’a pas d’écran, à la place un clavier et des écouteurs. C’est impressionnant quant on le voit. Bref, revenons à nos moutons : je vous parlais des coutumes. On a ainsi appris que les Japonais adoraient faire ce signe de V avec la main sur les photos, il signifie le V de la victoire. Me demandez pas quelle victoire, ça doit juste être plus symbolique qu’autre chose. Autre chose, à la fin d’une soirée, l’organisateur/trice se lève, fait son petit discours, et dit un mot (encore une fois j’ai oublié, je suis vraiment une passoire à mots japonais), et tout le monde tape dans ses mains une fois et finit son verre. C’est très rigolo !

Bon, j’avais dit qu’on pouvait manger dans un Izakaya. On a pris la formule un menu complet + boissons à volonté, et ce pendant 2 heures. Oui oui, on mange et c’est comme un open bar. D’ailleurs, on sait maintenant bien commander deux bières : Biiru bin futatsu ! Voilà un peu de ce qu’on a mangé :

Et c’était très bon (ici un petit fruit de mer se faisant manger goulûment par votre serviteur) :

Voilà ensuite, pour en finir avec cette soirée très agréable, une petite vidéo qui montre son ambiance et son déroulement (à noter que c’est Frédéric qui filme, toutes les photos sont d’ailleurs prises avec son nouvel appareil, acheté à Biccamera - Bic Bic ♫ Bic Bic ♫ Camera ♪) :

Le lien vers la vidéo (comme d’habitude, clic droit - enregistrer sous…)

Deuxième partie de cet article : l’arrivée au Japon de Monsieur Brice Duhamel, j’ai nommé le responsable des relations internationales de Polytech’Grenoble !

Je l’ai rejoint à son hôtel samedi, en compagnie d’un collègue à lui, prof à Polytech. On est d’abord allés manger un bout dans un restaurant tout proche, ce qui m’a permit de prendre leurs têtes en photo :

On a donc Brice à gauche et Julien (le professeur) à droite. Bon appétit messieurs ! À noter une certaine fatigue sur leurs visages, ben oui, un décalage de 7 heures, ça se fait sentir à l’arrivée.

Après ce repas que les fins gourmets n’auront pas refusé (hop une photo dudit plat) :

direction Akihabara, la “ville électrique” de Tôkyô. Quelques petites emplettes plus loin (bon d’ailleurs je n’ai pas résisté, un deuxième Gundam vient de rejoindre son grand frère), on se quitte pour qu’ils puissent dormir afin d’éliminer ce méchant jet lag. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisqu’on s’est donnés rendez-vous le lendemain à Harajuku, juste à côté du parc de Yoyogi (souvenez-vous, j’en ai parlé dans un précédent article).

Hors donc, le lendemain, on se met à flâner autour de ce lieu fort riche en extravagances de tout genre. Voilà un petit florilège de Gothic Lolitas rien que pour vous :

Je sais que vous aimez bien ça :)

Après, on croise des petits groupes de rock qui jouent au bord de la rue, c’est pas mal, certains ont un bon niveau. Par exemple, ce groupe là, à l’apparence si sibylline, se débrouillait très bien :

Et c’est là qu’on a rencontré mes nouvelles idoles du monde entier, alors si toi aussi tu aimes la banane de Dick Rivers, si les blousons en cuir de Johnny te font kiffer, et si danser le rock’n'roll devant tout le monde en buvant des bières se résume à être ton but dans la vie, alors deviens un membre du Rockabilly Tôkyô Club !

Je n’ai pas pu résister, j’ai fait deux vidéos (au format .mov, donc préparez votre lecteur quicktime). Voilà la première et voilà la deuxième. Ce sont mes nouveaux amis !

Après le déchirant moment des adieux à nos vrais rockers (ouais, ils se droguent, ça c’est du vrai rock !), direction Shibuya. C’est grand, Shibuya !

On passe devant la petite statue de Hachikô, le chien le plus vénéré du Japon :

Pour la petite histoire, ce chien venait attendre son maître tous les jours à la sortie de la station de métro. Et lorsque son maître est mort, il a continué à venir l’attendre pendant 7 ans à peu près, sous l’œil attendri de tous les Japonais, qui lui ont érigé une statue. Bien sûr, il y a aussi une grande part de symbolisme là dedans, mais l’histoire est belle quand même (et véridique, demandez à wikipédia, il devrait en savoir plus que moi sur le sujet).

Voilà, on va se quitter sur cette belle note, à moins que notre ami Indiana Jones n’ait quelque chose à dire ?

C’est bien ce qui me semblait.

PS : si vous avez Google Earth, voici deux fichiers qui montrent la position de mon appartement ainsi que celle de l’immeuble de Ricoh. Le premier fichier et le deuxième. Pour les ouvrir une fois téléchargés, un simple double clic et c’est tout bon (si bien sûr, vous avez Google Earth d’installé). Bonne continuation à tous !